Erreur 404, le courant passe sur la page introuvable…

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  • En vie - premier tableau de la pièce Erreur 404 – page introuvable

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  • Cinq filles et un ordi - second tableau de la pièce Erreur 404 – page introuvable

  • Cinq filles et un ordi - second tableau de la pièce Erreur 404 – page introuvable

  • Le roi Cyr - troisième tableau de la pièce Erreur 404 – page introuvable

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  • Un chum pour emporter svp - quatrième tableau de la pièce Erreur 404 – page introuvable

  • Un chum pour emporter svp - quatrième tableau de la pièce Erreur 404 – page introuvable

  • Un souper cadavérique - cinquième tableau de la pièce Erreur 404 – page introuvable

  • Un souper cadavérique - cinquième tableau de la pièce Erreur 404 – page introuvable

  • C'est trop, mais c'est pas assez - dernier tableau de la pièce Erreur 404 – page introuvable

  • C'est trop, mais c'est pas assez - dernier tableau de la pièce Erreur 404 – page introuvable

  • Erreur 404 – page introuvable : la troupe en compagnie d'Ariane Tremblay et Micheline Hauver.



Les étudiants du cours complémentaire de théâtre ont offert gratuitement, le 13 décembre dernier, l’unique représentation de la pièce Erreur 404 – page introuvable. Cette œuvre collective, rédigée par leurs collègues du cours d’écriture dramatique, se compose de six tableaux abordant des thèmes actuels, comme le rôle de la technologie dans nos vies, les milléniaux, le trouble de la personnalité limite, les rencontres sur Internet…

La démarche de création

Ariane Tremblay, enseignante du cours de théâtre, explique la démarche : « Ce qui est différent cette année, c’est qu’on a jumelé deux classes. La classe d’écriture dramatique de 2e année du programme en Arts, lettres et communication, et le groupe du cours de théâtre complémentaire, dont les étudiants proviennent de tous les programmes. C’est ma collègue Caroline Tétrault, qui a eu l’idée, elle enseigne le cours de théâtre certaines sessions.

Généralement, on demande aux étudiants du cours de théâtre complémentaire d’écrire des tableaux, et on fait une sélection des meilleurs pour faire un spectacle. Ce n’est pas l’idéal, car les étudiants ne sont pas en Lettres, ce n’est pas tout le monde qui est à l’aise avec la création. Souvent, ils ont choisi le cours de théâtre parce qu’ils aiment jouer, pas écrire.

Cette année, Caroline m’a dit : « Je donne le cours d’écriture dramatique et je pourrais faire écrire les tableaux de ton spectacle par mes étudiants. Ils aiment écrire, mais souvent ne voient pas leur texte interprété sur scène. Ils vont le lire ensemble, mais ne voient pas des acteurs le jouer. Je pense que cela serait une belle expérience pour eux de voir leur texte mis en scène, jouer et d’avoir une autre vision. »

J’ai accepté et nous sommes parties d’un concept tout simple pour que cela soit facile; un seul décor que Mimi, Micheline Hauver, imposait. Chaque duo ou trio d’auteurs devait créer une pièce de 10 à 15 minutes qui se déroulait dans ce décor. Le décor était assez dépouillé avec un ordinateur, une table, un escalier et un rideau. »

Du texte à la scène

« Vers la semaine 8, j’ai lu la pièce complète avec mes étudiants [cours de théâtre] et on a distribué les rôles. Nous avons monté les tableaux de la semaine 8 à la semaine 15, parfois on excédait même les heures du cours pour les répétitions. On en avait environ sept en tout. Certains étudiants de mon groupe n’avaient jamais joué, et d’autres avaient plus d’expérience, mais de toute manière le théâtre leur permet de s’épanouir. C’est un moyen de décrocher et de se connecter avec eux-mêmes, car pour jouer et transmettre des émotions, il faut bien se connaître.  Certains ont eu la piqûre, quelques-uns ont dit qu’ils voudraient refaire le cours!

Je dois dire que la mise en scène a été simplifiée par le fait que le décor était le même, mais aussi parce que Caroline a travaillé fort avec ses étudiants pour les didascalies [les indications de jeu]. Celles-ci étaient assez détaillées, donc le spectacle se montait vraiment facilement.

C’est certain que de mon côté je coachais les étudiants au niveau du jeu, mais ce sont eux qui s’occupaient de trouver les costumes et les accessoires, de choisir les sons, la musique et les éclairages. Ils devaient faire un cahier de régie pour informer le technicien, Réjean Raîche, de ce dont ils avaient besoin. Chaque élément devait avoir un sens ou une symbolique. » – Ariane

Six tableaux, six univers

En vie est un tableau qui traite des stigmates associés au trouble de la personnalité limite et ce que cela représente pour les personnes qui vivent ces grands écarts d’émotions.

Cinq filles et un ordi est une scène plus comique, c’est un portrait des milléniaux. On assiste à une petite chicane d’amies en lien avec les réseaux sociaux. Elles cherchent à analyser pourquoi le copain de l’une d’elles a fait un « j’aime » sur la photo d’une autre fille.

Le roi Cyr traite de la cyberintimidation. Il est inspiré d’un cas réel d’une jeune femme qui s’est fait accuser d’homicide pour avoir incité quelqu’un au suicide par texto, mais avec un portrait plus nuancé du « méchant ».

Un chum pour emporter svp est un tableau super léger, il aborde la séduction sur les médias sociaux. Comment fait-on pour attirer l’attention, se mettre en valeur et rencontrer également les gens?

Un souper cadavérique est la scène la plus absurde de la pièce, elle se situe dans un autre registre de la réalité. Ce sont deux personnages qui ont commis un meurtre et qui tentent de s’en sortir en rendant le meurtre banal et rendant autre chose très important. On joue avec le spectateur.

C’est trop, mais c’est pas assez regroupe tous les acteurs pour cette dernière scène. On y traite de la quête de soi à travers l’amour, à quel point l’amour nous permet de nous oublier, ou comment refuser l’amour permet de se choisir à l’âge des milléniaux.

 

 Une publication du Service des communications