Optimisation énergétique : un virage électrique! 31 mars 2025

Howard Pla Gomez et Mathieu Bernard, techniciens passionnés et dévoués, exercent un rôle essentiel pour entretenir le Cégep de Granby. Ils connaissent les dessous des plafonds, les bruits suspects des moteurs et la mécanique bien huilée des systèmes invisibles. Ils ont récemment mené à bien un projet de modernisation qui a transformé la salle des machines… et bien plus encore.
Leur mission? Remplacer trois chaudières au gaz naturel de 300 000 BTU par un système électrique beaucoup plus simple, efficace et écoresponsable. Un changement audacieux, mais parfaitement adapté aux besoins du Cégep.
Pourquoi changer?
Les chaudières avaient fait leur temps. Vieilles de 25 ans, elles n’étaient plus assurées et surdimensionnées par rapport à notre consommation réelle d’eau chaude. Elles servaient à chauffer l’eau domestique dans plusieurs blocs, alimentant les laboratoires, la cafétéria, les salles de bain, et les locaux de Soins infirmiers.
Plutôt que d’investir à nouveau dans des équipements au gaz, Howard et Mathieu ont proposé de faire le saut vers l’électricité. « Ce n’est pas parce qu’on passe à une unité de 4 500 watts que c’est équivalent sur papier… mais pour nos besoins, c’est amplement suffisant », explique Raphaël Cloutier, Directeur adjoint aux Ressources matérielles du Cégep.
Des tests avant l’action
Avant de tout démonter, ils ont pris soin de tester. En arrêtant les chaudières, ils ont pu mesurer à quelle température revenait l’eau dans le système. Verdict? Le réservoir déjà en place pouvait fournir assez d’eau chaude sans difficulté.
Moins de gaspillage, plus d’intelligence
L’ancien système chauffait en continu un gros tuyau de 4 pouces, ce qui causait d’importantes pertes de chaleur. Désormais, l’eau chaude circule en boucle, bien isolée. « Avant, les chaudières démarraient pour compenser les baisses de température dans les tuyaux. Maintenant, tout est stable et bien contrôlé », explique Mathieu. Autre avantage? La salle des machines a retrouvé une température normale! Fini la chaleur étouffante générée par les pompes et les chaudières.
Un travail d’équipe
Le projet a été réalisé à temps perdu, soit 80 heures de travail entre deux urgences techniques. Un plombier a été appelé pour couper le gaz et un électricien pour les branchements. Le reste, c’est Howard et Mathieu qui l’ont fait : retrait des pompes, installation du nouveau système, etc. Au passage, le métal des chaudières et des pompes a été revalorisé.
Moins de mécanique, plus d’autonomie
Grâce à cette modernisation, il y a :
- Moins de maintenance
- Moins d’équipements à surveiller
- Moins de sous-traitance
- Moins de consommation de gaz
- Plus d’efficacité énergétique
- Et surtout, plus de fierté pour ceux qui entretiennent les coulisses de notre confort au quotidien.
« Ce sont nos collègues techniciens qui savent ce qui fonctionne ou non. On leur pose les bonnes questions, ils évaluent, nous formulent des recommandations et on donne le feu vert », résume Raphaël.